Ressources - Mon corps est à moi

Le livre Mon corps est à moi a été conçu avant tout pour les enfants. Il leur donne des mots, des repères et des outils pour mieux comprendre le respect de leur corps, le consentement et les situations qui ne sont pas acceptables.

Cette page Ressources est pensée pour prolonger la lecture du livre et aider les enfants à se sentir écoutés, compris et protégés. Elle propose aussi des pistes pour les adultes qui les accompagnent — parents, enseignant·es, éducateur·ices — afin de créer un cadre sécurisant, favoriser le dialogue et accueillir la parole, sans jamais forcer ni orienter.

Tu y trouveras des repères pratiques, des conseils d’accompagnement et des ressources fiables pour poursuivre les échanges, à la maison comme en milieu éducatif, dans un esprit de respect et de bienveillance.

Avant la lecture...

Le livre Mon corps est à moi parle de choses importantes.

Avant de commencer la lecture, prends le temps de t’installer dans un endroit où l’on se sent bien. La lecture peut se faire seul·e ou accompagné·e, à voix haute ou en silence, selon ce qui te convient le mieux.

Tu peux lire ce livre d’un seul coup, ou faire des pauses. Tu peux t’arrêter, relire une page, ou revenir plus tard. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de le lire.

Si des questions te viennent, tout de suite ou plus tard, c’est normal. Et si tu n’as pas envie de parler, c’est normal aussi.

Ce qui compte, c’est de savoir que tu peux prendre ton temps, et que tu n’es jamais obligé·e de dire quoi que ce soit.

Pendant la lecture...

Le livre Mon corps est à moi peut faire ressentir différentes émotions. On peut se sentir curieux·se, surpris·e, triste, en colère, ou ne rien ressentir de spécial. Tout est possible, et tout est ok.

Tu peux t’arrêter quand tu veux, revenir en arrière, relire une page ou fermer le livre pour faire une pause. Si un mot n’est pas clair, le glossaire à la fin du livre peut aider à mieux comprendre.

Si tu lis ce livre avec un·e adulte, tu peux poser des questions, dire ce que tu ressens, ou simplement écouter. Et si tu préfères ne rien dire, c’est très bien aussi.

Les adultes qui lisent ce livre avec un enfant peuvent accompagner la lecture en écoutant, en répondant simplement aux questions, et en respectant le rythme de l’enfant. Il n’est pas nécessaire d’expliquer plus que ce qui est demandé.

L’important, pendant la lecture, est de se sentir en sécurité et respecté·e.

Après la lecture... et maintenant ?

Une fois le livre Mon corps est à moi terminé, il peut se passer beaucoup de choses… ou rien du tout.

Tu peux avoir envie de parler, de poser des questions, de faire un dessin, de jouer, ou simplement de passer à autre chose. Tu peux aussi ressentir des émotions plus tard, parfois plusieurs jours après. Tout cela est normal.

Parfois, quand on parle de quelque chose de difficile, il arrive que des adultes ne comprennent pas, ne croient pas, ou disent que ce n’est « pas si grave ». Cela peut faire très mal, et ce n’est pas juste.

Si cela arrive, cela ne veut pas dire que tu te trompes, ni que ce que tu as vécu n’est pas important.

Tu as le droit de continuer à en parler, même si c’est difficile. Tu peux chercher de l’aide auprès d’un·e autre adulte, encore et encore, jusqu’à ce que quelqu’un t’écoute vraiment et te croie.

Si c’est trop compliqué de parler toi-même, tu peux aussi demander à un·e ami·e, un camarade de classe, ou un autre enfant de confiance d’en parler à ses parents pour toi. Tu peux aussi écrire une lettre, faire un dessin, ou utiliser un autre moyen pour te faire comprendre.

Ce livre, et cette page Ressources, sont là pour te rappeler une chose essentielle :

ton corps est à toi, et tu as le droit d’être respecté·e et protégé·e.

Et si personne ne m'écoute ?

Parfois, quand tu parles de quelque chose de difficile, il peut arriver que des adultes ne t’écoutent pas, ne te croient pas, ou disent que ce n’est « pas si grave ». Cela peut faire très mal et te donner envie de te taire.

Si cela arrive, rappelle-toi une chose importante : ce n’est pas parce qu’on ne t’écoute pas que ce que tu dis est faux.

Tu as le droit de continuer à chercher de l’aide. Tu peux en parler à un·e autre adulte : un parent, un·e enseignant·e, une éducatrice ou un éducateur, un membre de ta famille, ou toute autre personne de confiance.

Si c’est trop difficile de parler toi-même, tu peux aussi demander à un autre enfant de confiance d’en parler à ses parents pour toi. Tu peux écrire une lettre, faire un dessin, ou utiliser les mots qui te viennent, même s’ils ne sont pas parfaits.

Et si vraiment tu n’as personne autour de toi, il existe des numéros et des services d’aide gratuits, où des adultes sont là pour t’écouter et te protéger. Tu peux les appeler seul·e ou accompagné·e.

Tu n’es pas responsable de ce qui t’est arrivé. Tu n’es pas seul·e. Et tu mérites d’être écouté·e et protégé·e.

Ressources utiles

Si tu as besoin d’aide, si quelque chose t’inquiète, ou si tu n’arrives pas à parler à un adulte autour de toi, il existe des personnes et des services dont le rôle est d’écouter, de protéger et d’aider les enfants.

Tu peux les contacter même si tu n’es pas sûr·e, même si tu as peur, ou même si tu ne sais pas exactement quoi dire.

🇨🇭 Suisse (Suisse romande)

147 – Aide et conseils pour les enfants et les jeunes
Tu peux appeler, écrire ou discuter en ligne.
Des adultes formés sont là pour t’écouter et t’aider.
👉 www.147.ch

CTAS
Le Centre thérapeutique pour les traumatismes dont les agressions sexuelles accompagne les enfants, les adolescent·es et leurs familles.
👉 www.ctas.ch
☎️ 022 800 08 50

🇫🇷 France

119 – Allô Enfance en Danger
Gratuit, 24h/24, confidentiel.
Tu peux appeler seul·e ou avec un·e adulte.
👉 www.allo119.gouv.fr

🇧🇪 Belgique

103 – Écoute-Enfants
Un numéro gratuit pour les enfants et les jeunes qui ont besoin de parler.
👉 www.103ecoute.be